Le bataillon Sarmat fait suite à mes recherches poussées sur l’armée ukrainienne, notamment les origines du début de la guerre dans le Donbass. C’est le 106e historique de ces unités qui sont passées souvent inaperçues, l’enquête visant à dévoiler au plus grand public la vraie nature de cette armée. L’unité est l’un des rares bataillons de représailles destiné au Donbass, qui n’y fut envoyé que tardivement. Il fut difficilement de la former, dans cette ville Kherson et sa région, en majorité favorable à la Russie et peuplée de nombreux Russes ethniques. Elle participa cependant au blocus de la Crimée, puis tînt longuement des positions dans le Sud du Donbass, entre Marioupol et Donetsk de 2016 à 2022. Surprise au moment de la SVO, elle fut décimée se faisant hacher sur les positions de Peski, très proche de Donetsk. Recomplété par la suite, elle a suivit la destinée de sa brigade, la 56e motorisée. Voici donc l’histoire tortueuse de Sarmat, une unité portant le nom d’un peuple dont le révisionnisme ukrainien se réclame le descendant… En mal d’origines anciennes et non russes, le bandérisme ukrainien fait feu de tout bois.
De la formation du bataillon Sarmat. Comme tous les bataillons de la Défense Territoriale de l’Ukraine, qui devinrent pour beaucoup des unités de représailles dans le Donbass, l’histoire du bataillon Sarmat commença avec la création de cette institution. Après le retour au giron russe de la Crimée, l’Ukraine par son Conseil National de Sécurité créa des unités recrutées dans les régions, afin de les défendre (30 mars 2014). Ce fut la Défense Territoriale de l’Ukraine. Selon la loi, ces unités auraient du être levées pour protéger les installations stratégiques et gouvernementales de leurs régions, et le territoire de ces dernières. De fait, près de 70 unités furent formées en quelques mois, dans la vingtaine de région d’Ukraine. L’engouement fut fort, et pour plusieurs raisons. La première était le patriotisme, avec la propagation de l’idée farfelue d’une invasion proche de la Russie. La seconde était l’idéologie bandériste, beaucoup d’émeutiers du Maïdan étaient désœuvrés, après des mois de violence, ils étaient un danger pour l’ordre public. Les promesses de nouvelles « aventures », « de casser du Russe », et de recevoir des salaires, des honneurs et des avantages poussèrent nombre des brutes des compagnies d’autodéfense du Maïdan à s’enrôler dans ces unités. Ces dernières raisons financières, achevèrent de pousser des hommes plus ou moins paumés, sans emploi, ce que j’appelle les « gamellards », à s’engager. Enfin la dernière raison du succès fut la promesse édictée par la loi, qu’ils resteraient dans leur région… Il n’y avait donc aucun risque à l’horizon, le service devait durer une campagne, soit une petite année « de promenade ». Les gamellards espéraient être de retour avec les tapis rouges, les médailles et les poches pleines d’argent. Une dernière catégorie de volontaires fut celle des criminels de droit commun. L’affaire semblait juteuse avec des promesses de pillages et d’enrichissement… sur les Russes ethniques « et les ennemis de l’Ukraine », la chose serait facile et lucrative. L’ordre officiel de former un bataillon dans la région de Kherson arriva de Kiev, le 30 avril, la formation de l’unité commença le 6 mai 2014.
Un bataillon difficile à former dans une région sensible. Dans une région à cheval sur le Dniepr et proche de son embouchure, composée d’une population légèrement majoritaire de Russes ethniques, il fut plus difficile que dans d’autres régions et villes de trouver des volontaires. Certes, le Maïdan avait trouvé ses partisans, il y avait eu des agitations et des confrontations dans la ville de Kherson durant l’hiver 2013-2014. La région comportait une majorité de locuteurs de la langue russe, ou du Surgik, une langue mixée du russe et d’ukrainien, en usage dans le Sud-Est de l’ancienne Ukraine. Grande région agricole, la population était majoritairement au travail pendant le Maïdan, comme dans le Donbass. La soudaine fermentation du Printemps russe avait atteint Kherson, alors que les voisins de Crimée rejoignaient la Russie, et que l’insurrection du Donbass éclatait (mars-avril 2014). L’unité peina à rassembler 3 maigres compagnies, environ 300-350 hommes, dont un tiers étaient des anciens militaires et policiers. L’annonce de la fin de son organisation fut faite par l’administration régionale (juin 2014), alors que la guerre ensanglantait déjà le Donbass. L’unité resta l’une des plus pauvres du TRO (Terrabon, Défense Territoriale de l’Ukraine). Les hommes n’avaient pas de caserne, mais un simple campement de tentes, très peu d’armes, et des finances limitées. Un détournement d’argent du fonds de bienfaisance régional de Kherson fut opéré pour lui fournir de plus amples moyens (août 2014). Le matériel était le fait d’une totale improvisation : des autobus, de vieux camions militaires, des minibus, deux vieilles ambulances et de vieux véhicules militaires soviétiques.
Un bataillon discret qui est resté dans l’ombre de l’histoire. Du fait des difficultés, des lenteurs, et des événements militaires, le bataillon fut maintenu longtemps dans la région de Kherson. Les Ukrainiens craignaient en effet une attaque des Russes à partir de la péninsule de Crimée, appuyée par l’armée républicaine insurgée du Donbass venant de l’Est. Ce fut certainement l’un des rares bataillons de la Défense Territoriale qui ne fut pas envoyé immédiatement dans le Donbass. N’ayant pas d’armes lourdes, seulement quelques fusils d’assaut et fusil-mitrailleurs, très peu de casques ou de gilets pare-balles, l’unité eut la chance d’assister de loin au carnage, puis défaites de l’armée ukrainienne. La lourde défaite de la bataille des frontières (août-septembre 2014), décida l’État-major ukrainien à l’envoyer s’entraîner dans une base militaire à Nikolaïev. L’ordre ne fut toutefois donné qu’au moment des batailles de l’aéroport de Donetsk, et de Debaltsevo (hiver 2014-2015), alors que de nouvelles défaites se profilaient à l’horizon. Début décembre 2014, il fut en urgence envoyé sur cette base, où il reçut une formation accélérée et dès le 13 décembre, il fut annoncé qu’il monterait au front. Il se mit en route deux jours plus tard. Envoyé sur le front Sud, il ne resta pas longtemps en première ligne et fut retiré de la première ligne, pour être placer en garnison à Marioupol (février 2015). Les Républicains prenant l’avantage, il paraissait possible qu’une menace plane sur le grand port occupé du Donbass.
Dans le sein de la 56e brigade motorisée. Dans le mouvement de l’amalgame des bataillons spécieux ou de représailles dans l’armée régulière, il fut renommé 21e bataillon d’infanterie motorisé (2015) et bientôt versé dans la 56e brigade motorisée nouvellement formée (mai 2015). Sa destinée suivit dès lors celle de cette brigade. L’unité avait été formée dans l’armée régulière dès le printemps 2014. Il fut maintenu longuement dans la région de Marioupol, restant par exemple en position à Sartana (2015-2016). Renvoyé à l’arrière, il resta ensuite un moment au repos à la frontière de la Crimée (2017). L’année suivante, il occupa pour la première fois longuement des positions de premières lignes, près de Peski et de l’aéroport de Donetsk (2018). Jusqu’à l’opération spéciale russe, il resta dans les environs, entre Marioupol et les positions aux abords de Donetsk (2019-2022). Il fut surpris par l’intervention russe et se retira en désordre jusque dans la ville de Marioupol. Il ne resta pas dans la ville, bientôt encerclée, participant aux combats dans la région de Volnovakha et retournant sur la dure position de Peski (mars-août 2022). Cette position fut le tombeau du bataillon, littéralement haché sur place pendant de longues semaines. Il resta sous un feu dense de l’artillerie russe, repoussant les premiers assauts, mais le passage fut forcé dans l’automne et avec de lourdes pertes, le bataillon Sarmat se replia. Il fut retiré du front pour être recomplété de mobilisés (décembre 2022). Par la suite, renvoyé en première ligne, il participa subit une nouvelle saignée dans la bataille d’Artiomovsk (Barkhmut, printemps 2023), puis dans l’offensive ukrainienne, servant dans la région d’Ougledar, un tombeau de l’armée ukrainienne qui finit par tomber également (2023-2024). En partie anéanti, le bataillon fut de nouveau renvoyé à l’arrière pour être recomplété. Ses rangs étaient tellement clairsemés, qu’un simple major fut nommé à sa tête. Il fut renvoyé sur le front, à nouveau décimé dans la bataille de Tchassov Yar (à partir de l’été 2024). Dans cette fournaise, le bataillon fut quasiment anéanti. Ce qu’il en resta fut finalement dissous, l’unité disparaissant de l’histoire militaire ukrainienne, le 25 août 2025.
Mini dictionnaire du bataillon Sarmat. Comme à mon habitude je place à la suite des fiches sur les informations que j’ai pu collecter sur l’unité, ses membres, ses officiers, ses supports ou des faits historiques. Le bataillon n’ayant pas été utilisé par la propagande ukrainienne, restant dans l’ombre, le dictionnaire est très peu fourni. Nombre des officiers sont restés aussi dans l’ombre, ne cherchant sans doute pas la célébrité, comme dans d’autres unités. Il est possible également, que dans une ville au départ plutôt favorable à la Russie, avec de très nombreux citoyens hostiles au Maïdan, ces hommes n’aient pas voulu faire trop de publicité sur leurs actions. Une chose est certaine, le bataillon ne participa pas aux crimes de guerre et répressions des années 2014-2016. J’ai relevé des témoignages de civils dans la ville de Sartana, mais ils n’ont pas parlé de cette unité, mais d’autres dont Azov#, ou les répressions des sbires de la police politique d’Ukraine, le SBU. Dans l’état actuel voici ce que j’ai découvert, il y a un nombre anormal de morts suspectes dans l’unité dans la période 2016-2017, une situation que j’ai découvert dans d’autres unités de l’époque. Ces morts sont des suicides, des accidents idiots, des jeux avec des armes sous l’emprise de l’alcool, de drogues ou même des assassinats ou tirs amis. Enfin, le bataillon fut décimé dans l’année 2022, puis les ordres de ne plus publier officiellement les tués ont fait cesser les publications à partir de l’automne 2022, à part de rares cas incontournables.
Sergeï Alkhimov ( ?-6 mars 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué dans la bataille pour la ville de Volhnovakha, le 6 mars 2022.
Sergeï Ankoutov (?-23 mai 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 23 mai 2022.
Vadim Antipenko (?-28 avril 2022), sergent dans le bataillon Sarmat, il fut tué dans un bomardement sur les positions de Peski, le 28 avril 2022.
Maxime Bagniouk (?-11 août 2022), lieutenant dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 11 août 2022.
Evgen Baïramov (19 juillet 1996-10 octobre 2022), originaire de la région de Kherson, il fut mobilisé (juin 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Pervomaïsk, le 10 octobre 2022.
Édouard Balakhtchi (29 janvier 1966-2 août 2022), sergent dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 2 août 2022.
Arpad Barta (?-5 mai 2023), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué près d’Orekhovo-Vassilevka, région d’Artiomovsk, RPD, Donbass, le 5 mai 2023.
Ptior Bativski (?-7 mars 2022), lieutenant dans le bataillon Sarmat, il fut tué dans la bataille pour la ville de Volhnovakha, le 7 mars 2022.
Vitaly Belko (16 mars 1974-28 avril 2022), transfuge du Donbass, originaire de Marioupol, caporal dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 28 avril 2022. Il fut enterré à Dniepropetrovsk, dans un grand mémorial, laissant une femme et quatre enfants.
Evgen Borissov (?-10 septembre 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 10 septembre 2022.
Nikolaï Borzov (?-31 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 31 août 2022.
Viacheslav Bourdeïniy (?-30 août 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 30 août 2022.
Youri Boukh (?-6 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 6 août 2022.
Alexandre Charapov (1er avril 1972-1er février 2017), originaire de la région de Khakovka, oblast de Kherson, il fut un enrôlé volontaire de 2014, militant bandériste des émeutes du Maïdan. Il avait fait un service militaire et au vu de son âge fut nommé sous-officier, puis chef de section. Il fit toutes les campagnes du bataillon, mais mourut lors d’une permission d’une crise cardiaque, le 1er février 2017.
Valéry Chistiouk (13 juillet 1976-3 décembre 2015), originaire de la région de Khmelnitski, sa famille déménagea pendant la période soviétique, en Russie, à Kemerovo (1980-1986). Il fit des études secondaires et travailla ensuite dans une coopérative agricole, comme tractoriste (1992-vers 2012). Espérant une vie meilleure, il vînt à Kiev pour y travailler comme employé. Il tomba sous le coup de la mobilisation et répondit à l’appel (avril 2015). Il fut envoyé dans un camp d’entraînement à Rovno, versé dans le bataillon Sarmat. Son groupe tomba dans une embuscade tendue par les Républicains (3 décembre 2015). Son véhicule, un BRDM-2 sauta sur une mine. Il fut tué sur le coup, 5 autres hommes furent blessés. Il n’avait jamais été marié et était fils unique. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (16 février 2016). Une plaque commémorative du culte bandériste des morts fut installée dans son lycée agricole (23 juin).
Alexandre Choutenko (?-30 mars 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué près dans les combats pour la ville de Marioupol, RPD, Donbass, le 30 mars 2022.
Evgueni Danilov (?-31 août 2022), caporal-chef dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 31 août 2022.
Sergeï Dichkant (?-11 août 2022), sergent dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 11 août 2022.
Youri Dovgalenko (?-28 avril 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué dans un bombardement sur les positions de Peski, le 28 avril 2022.
Ivan Drioutchok (?-20 juin 2022), sergent-chef dans le bataillon Sarmat, il fut tué dans un bombardement sur les positions de Peski, le 20 juin 2022.
Victor Evdokimov (?-), probablement un ancien officier de carrière, peut-être même ayant commencé sa carrière dans l’armée soviétique. Il fut nommé à la tête du bataillon quelques jours après sa formation officielle (11 mai 2014). Il resta longtemps à sa tête, grade de lieutenant-colonel, jusqu’au 27 octobre 2016.
Vladislav Gaïdouk (2 janvier 1990-2 août 2022), originaire de la ville de Nikolaïevsoldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 2 août 2022.
Oleg Gavoula (?-3 août 2022), sergent dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 3 août 2022.
Vassili Gavriltchik (?-11 juillet 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 11 juillet 2022.
Youri Gladki (?-22 août 2022), sergent dans le bataillon Sarmat, il mourut de ses blessures reçues sur les positions de Peski, le 22 août 2022.
Vladimir Gladtchenko (7 novembre 1970-30 août 2022), transfuge du Donbass, né à Marioupol, lieutenant dans le bataillon Sarmat (depuis octobre 2021), il fut blessé par une balle en pleine tête, sur les positions de Pervomaïsk, et mourut de ses blessures le 30 août 2022.
Alexeï Gorbounkov (?-mars 2022), soldat servant dans le bataillon Sarmat, tué dans la bataille de Marioupol en mars 2022.
Denis Gordeev (?-6 juin 2022), sous-lieutenant dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 6 juin 2022.
Oksana Gorovy (?-4 mai 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, elle fut tuée sur les positions de Peski, le 4 mai 2022.
Alexeï Goudoulian (?-6 août 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 6 août 2022.
Vladimir Goutsol (?-6 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 6 août 2022.
Vitaly Grebinka (?-28 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 28 août 2022.
Sergeï Gritsaï (?-6 juin 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 6 juin 2022.
Édouard Griza (17 mars 1996-20 avril 2017), originaire de la région de Nikolaïev, il fut mobilisé dans le bataillon Sarmat. Il mourut dans des circonstances « tragiques », le 20 avril 2017, faisant penser à bien des cas similaires de morts tragiques : suicide, alcool, drogue, jeu avec des armes, accident provoqué par l’idiotie et l’imprudence. Il se trouvait sur le front, près de Volhnovakha, RPD, Donbass. Il ne fut jamais médaillé à titre posthume, et mon expérience des fiches biographiques des soldats ukrainiens, est qu’ils ne peuvent être non médaillés que dans le cas de morts honteuses ou dans un contexte criminel.
Oleg Grizoglazov (?-8 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 8 août 2022.
Oleg Hetmanets (?-5 août 2022), sergent-chef dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 5 août 2022.
Pavel Iourtchouk (1990-), il fit des études comme cadet dans une école militaire, dont il sortit officier (2011). Il fut versé dans les troupes mécanisées et son unité engagée dans le Donbass, région de Marioupol. Il commandait une compagnie d’infanterie de marine en garnison dans la ville occupée de la RPD (2015). Il participa les années suivantes à des exercices militaires de l’OTAN, commandant adjoint du 503e bataillon d’infanterie de marine. Il fut nommé commandant du bataillon Sarmat (27 août 2020), puis chef d’État-major et commandant adjoint de la 56e brigade motorisée (février 2023). C’est sous son commandement que Sarmat fut décimé à Peski et dans le Donbass. Il fut malgré les défaites, médaillé par le Président Zelensky (13 avril 2022), une manière d’encourager. Il donna une interview de propagande sur « la contre-attaque ukrainienne » et la bataille d’Ougledar (mars 2023). Il fut nommé commandant de la 63e brigade mécanisée (2024).
Youri Irjik (22 avril 1988-23 mai 2016), originaire de Ternopol, il s’enrôla ou fut mobilisé dans le bataillon Sarmat, grade de caporal. Il fut tué lors d’un tir de mortier, près de Pavlopol, région de Volhnovakha, RPD, Donbass, le 23 mai 2016. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (3 février 2017).
Alexandre Ivanissov (?-23 mai 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 23 mai 2022.
Sergeï Ivashenko (3 décembre 1995-13 février 2022), originaire de la région de Kherson, il servait dans le bataillon Sarmat. Il avait été grièvement blessé dans des positions proches de l’aéroport de Donetsk, le 21 décembre 2021. Il mourut de ses blessures, dans son village natal.
Ivan Jekalo (?-19 avril 2018), il servait dans le bataillon Sarmat, sergent-chef. Il mourut d’un arrêt cardiaque, alors en garnison dans la ville occupée de Marioupol, RPD, Donbass, le 19 avril 2018.
Victor Jirnov (?-2 novembre 2015), il s’enrôla ou fut mobilisé dans le bataillon, il mourut d’un accident vasculaire, se trouvant en garnison et occupation à Sartana, le 2 novembre 2015.
Sergeï Jouvarel (?-27 mars 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il mourut d’une crise cardiaque, lors d’un bombardement sur les positions de Peski, RPD, Donbass, le 27 mars 2022.
Sergeï Kalnitski (?-27 avril 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il mourut des suites de blessures recues sur les positions de Peski, le 27 avril 2022.
Grigori Karpenko (?-7 mars 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué le 7 mars 2022, dans la bataille pour Volhnovakha.
Leonid Khamenko (?-20 juin 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il fut tué par un tir de mortier, sur les positions de Peski, le 20 juin 2022.
Sergeï Kharenko (7 juin 1984-15 janvier 2016), originaire de la région d’Ivano-Frankovsk, il s’enrôla ou fut mobilisé dans le bataillon Sarmat. Il fut tué sur le front, dans la région de Volnovakha, le 15 janvier 2016.
Alexandre Kokhanov (?-6 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 6 août 2022.
Artiom Kiritchenko (?-8 mai 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il fut tué dans les combats du siège de Marioupol, le 8 mai 2022.
Victor Kitsmaniouk (?-7 mars 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué près du village de Staromlinovka, RPD, Donbass, le 7 mars 2022.
Vladislav Klioutchnik (?-31 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 31 août 2022.
Andreï Klioutchnikov (24 mai 1986-9 juin 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 9 juin 2022.
Sergeï Kokorilo (?-27 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 27 août 2022.
Vladimir Koliada (?-22 avril 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, RPD, Donbass, le 22 avril 2022.
Alexandre Koniakhine (?-6 août 2022), sergent-chef dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 6 août 2022.
Pavel Korneev (9 novembre 1969-2 août 2022), originaire de la région de Kirovograd, soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 2 août 2022.
Petro Korovtchouk (?-7 mars 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué près du village de Staromlinovka, RPD, Donbass, le 7 mars 2022.
Pavel Kostiouk (?-6 juin 2022), sergent dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 6 juin 2022.
Gennady Kotetski (?-13 octobre 2022), soldat, servant de lance-grenades dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Pervomaïsk, le 13 octobre 2022.
Mikola Kotlinski (?-10 avril 2022), sergent-chef dans le bataillon Sarmat, il mourut de ses blessures reçues à une date inconnue, dans un hôpital à Pavlograd, région de Dniepropetrovsk, le 10 avril 2022.
Dmitri Kotsan (?-11 septembre 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 11 septembre 2022.
Alexandre Koudima (24 décembre 1974-25 avril 1976), originaire de la région de Vinnitsya, il s’enrôla ou fut mobilisé dans le bataillon Sarmat. Il fut sévèrement blessé sur le front, à une date inconnue et mourut de ses blessures, le 25 avril 2016.
Benyamin Koulikov (?-1er janvier 2017). il fut mobilisé dans le bataillon Sarmat. Il mourut « dans des circonstances tragiques », le 1er janvier 2017, près de Donskoe, village proche de Volhnovakha, RPD, Donbass. La date de sa mort ne laisse aucun doute sur les fameuses circonstances. Dans la fête du Nouvel An, le soldat mourut soit par la conjonction de drogues et d’alcool, soit dans un jeu idiot avec des armes ou une grenade. Le fait qu’il ne fut jamais médaillé à titre posthume, montre qu’il mourut dans des circonstances gênantes, pour lui et l’armée. Il pourrait aussi s’être tué en voiture, ou dans un accident quelconque déclenché par lui et ses camarades avinés. Ces cas ne sont pas rares, j’en ai découvert dans beaucoup d’unités ukrainiennes, depuis que j’ai écrit des milliers de biographies.
Roman Koval (25 mai 1983-30 juin 2016), originaire de la région de Vinnitsya, il fit des études secondaires, fonda une famille et vivait dans son village natal. Il fut mobilisé dans le bataillon Sarmat, grade de sergent, chef de peloton. Il sauta sur une mine antipersonnel, près de Pavlopol, alors qu’il tirait des câbles pour les transmissions. Il fut tué sur le coup, un autre soldat fut blessé (30 juin 2016). Il fut enterré dans son village (3 juillet), laissant une veuve et deux enfants, deux fils nés en 2006 et 2013). Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (27 octobre 2016).
Youri Koval (?-10 mars 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, RPD, Donbass, le 10 mars 2022.
Youri Koval (?-10 septembre 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 10 septembre 2022.
Mikhaïl Kozak (17 avril 1986-31 juillet 2022), originaire de Vinnitsya, enrôlé volontaire dans l’armée ukrainienne (mai 2020), il était soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 31 juillet 2022.
Oleg Kravtchenko (23 mars 1977-29 août 2016), alias Tikhon, originaire de la région de Dniepropetrovsk, Il était marié, un enfant et fut mobilisé dans le bataillon Sarmat. Il fut tué dans un bombardement de mortier, à Pavlopol, région de Volhnovakha, RPD, Donbass, le 29 août 2016. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko, le 3 février 2017.
Alexandre Krotenko (?-5 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 5 août 2022.
Vitaly Kroutofist (1er avril 1981-23 mai 2016), originaire de la région de Tchernivtsi, il s’enrôla ou fut mobilisé dans le bataillon Sarmat. Il fut tué par un tir de mortier, le 23 mai 2016, à Pavlopol, région de Volnovakha, RPD, Donbass. Il fut médaillé à titre posthume par le Président Porochenko (3 février 2017).
Alexandre Loukianets (22 août 1979-15 novembre 2018), originaire de la région de Zaporojie, il fut tué sur le front, en position dans la zone occupée de la RPD, Donbass, le 15 novembre 2018.
Nikolaï Loupinos (19 septembre 1991-4 septembre 2024), fils d’un bandériste, qui fut inquiété à l’époque soviétique et emprisonné. Il fut sévèrement blessé à une date inconnue dans la bataille de Tchassov Yar et mourut de ses blessures à l’hôpital militaire de Dniepropetrovsk, le 4 septembre 2024.
Oleg Makoukha ( ?-), bandériste et volontaire dans un bataillon de représailles non connu, il servit dans la zone ATO (2014-2019). Il grimpa les grades jusqu’à celui de colonel, nommé au commandement du bataillon Sarmat (20 février 2019). Il resta à ce poste jusqu’au 27 août 2020 et fut envoyé se reformer dans une académie militaire de la capitale. Il fut nommé chef d’État-major d’une nouvelle brigade, puis commandant de la 41e brigade mécanisée (2024-à nos jours). Il fut médaillé à deux reprises dans l’année 2022, par le Président Zelensky.
Anton Manouylovitch (?-6 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 6 août 2022.
Sergeï Mirontchouk (?-10 août 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 10 août 2022.
Alexandre Nazarenko (?-19 août 2022), sergent dans le bataillon Sarmat, il mourut de ses blessures reçues sur les positions de Peski, le 19 août 2022.
Roustamdjon Nazarov (?-10 août 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 10 août 2022.
Leonid Omeltchouk (?-11 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 11 août 2022.
Ivan Oriavskiy (?-1er avril 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué près du village Novoselovka, RPD, Donbass, le 1er avril 2022.
Alexandre Ovetchkine (?-26 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 26 août 2022.
Evgen Ovsianikov (?-24 mai 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 24 mai 2022.
Vladislav Ozerianik (?-12 juin 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 12 juin 2022.
Leonid Petrar (?-28 septembre 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Pervomaïsk, le 28 septembre 2022.
Victor Petrenko (?-7 mars 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut la bataille pour Volhnovakha, RPD, Donbass, le 7 mars 2022.
Ivan Pidvalniy (?-7 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 7 août 2022.
Youri Plis (?-6 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 6 août 2022.
Artiom Pirig (?-11 juillet 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 11 juillet 2022.
Vassili Podolian ( ?-24 février 2023), sergent-chef dans le bataillon Sarmat, il fut tué dans la bataille d’Ougledar, le 24 février 2023.
Vladimir Polishouk (?-), officier de carrière de l’armée ukrainienne, il montra les grades jusqu’à celui de major. Il fut nommé à la tête des restes du bataillon Sarmat (février 2023), avec qui il participa à l’offensive ukrainienne ratée du printemps et de l’été 2023. Il fut nommé à une autre fonction et changea d’unité (novembre 2024).
Evgueni Politov (?-9 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il mourut de ses blessures reçues sur les positions de Peski, le 9 août 2022.
Anatoly Popov (?-27 août 2022), caporal-chef dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 27 août 2022.
Alexandre Possilaï (?-7 septembre 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué dans un bombardement dans le village de Karlovka, RPD, Donbass, le 7 septembre 2022.
Andreï Pourik (?-2 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 2 août 2022.
Andreï Rotar (?-4 septembre 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il mourut à l’hôpital des suites de blessures reçues dans le village de Karlovka, le 4 septembre 2022.
Vuitaly Roudovski (?-4 septembre 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il mourut de ses blessures, reçues sur les positions de Peski, le 4 septembre 2022.
Vladimir Roudovski (8 juin 1964-16 août 2022), originaire de la région de Kirovograd, soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 16 août 2022.
Alexandre Roumiantsev (?-23 avril 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il mourut des ses blessures reçues la veille sur les positions de Peski, dans un hôpital militaire, le 23 avril 2022.
Sergeï Salamatine (?-26 août 2022), caporal-chef dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 26 août 2022.
Sarmates (peuple antique), peuple de cavaliers nomades, de la famille de la civilisation scythe. La Sarmatie était un vaste territoire sur les bords de la mer Noire, de l’actuelle Roumanie, en passant par l’Ukraine, la Crimée, la grande plaine du Don jusqu’à la Volga et la mer Caspienne et les monts du Caucase. Ils furent au contact des Grecs et de l’empire Perse, leur histoire étant connue principalement par les historiens grecs, dont Hérodote, ou Pline l’Ancien. Ils donnèrent naissance à la légende des Amazones, et furent aussi employés comme mercenaires et fédérés par les Romains. Certains furent envoyés en garnison au IIe siècle en Grande-Bretagne, ajoutant à la légende des « cavaliers sarmates ». Soumis par les Goths au IIIe siècle, leur histoire se confondit dans celle de ce peuple. A l’époque contemporaine, ils furent mis en scène dans divers films, où leur valeur guerrière était fantasmée. Dans le révisionnisme ukrainien, les peuples scythes donnèrent lieu à des réécritures importantes de l’histoire, afin de tenter de construire des récits tirés par les cheveux, où les Ukrainiens seraient des descendants des Scythes et des Sarmates. Un révisionnisme qui a ensuite dévissé, les Ukrainiens étant transformés en l’une des plus anciennes civilisations de l’Humanité. Dans ce récit révisionniste, les Ukrainiens seraient à l’origine de la ville de Troie, qui se serait trouvée sur le Dniepr. Par cette filiation, ce révisionnisme va jusqu’à affirmer que les Ukrainiens sont donc les fondateurs de Rome (Enée), et poussent même plus loin les théories fumeuses sur une filiation avec Alexandre le Grand et la dynastie grecque des Ptolémée en Égypte.
Alexeï Selikhov (?-22 avril 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 22 avril 2022.
Valentin Semegen (?-22 avril 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 22 avril 2022.
Alexandre Shevchenko (?-29 septembre 2022), sergent dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Pervomaïsk, le 29 septembre 2022.
Oleg Shevchenko (?-13 août 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 13 août 2022.
Ptior Skiba (10 février 1963-), originaire de Volhynie, il commença sa carrière dans l’armée soviétique, passant par l’école des cadets Souvorov, de Kiev (1980-1984). Il entra dans les troupes blindés (1984), envoyé en Afghanistan (1987-1989), il fut médaillé par les autorités collaborationnistes afghanes de la médaille « du Peuple afghan reconnaissant ». Il passa ensuite dans l’armée ukrainienne (1992-2006). Il suivit une formation de mise à jour, à l’académie militaire des forces armées ukrainiennes de Kiev (1996). Il fut envoyé dans les forces d’occupation de l’OTAN, en Irak (2005). Il prit ensuite sa retraite au moment de la liquidation d’une partie de l’armée ukrainienne, alors au grade de colonel (2006). Il se recycla en passant un diplôme en gestion du personnel (2008), nommé dans un État-major des services d’urgence (2008-2010). Il tenta d’entrer en politique, se présenta aux élections municipales de Slavut. Radicalisé, il fut l’un des émeutiers du Maïdan, servant dans la 38e compagnie d’autodéfense du Maïdan, blessé dans les combats contre les forces de l’ordre (18 février 2014). Il devînt l’adjoint et chef de campagne d’un politique et bandériste local, Alexandre Souprouiouk, pour les élections municipales d’une ville de la région de Khmelnitsi (juin-octobre 2014). C’est alors que comme officier de réserve, il fut rappelé au service (octobre). Il fut placé à la tête d’un bataillon de chars et envoyé sur le front Sud, pour participer aux combats dans la région de Volnovakha (octobre 2014-septembre 2015). Il fut alors démobilisé, ayant servit seulement au grade de lieutenant-colonel. Il fut de nouveau rappelé et nommé à la tête du bataillon Sarmat (octobre 2016-avril 2017). Il fut nommé chef d’État-major d’un corps de réserve en face de la Crimée (2017-2018), avant d’être licencié et remis à la retraite (décembre 2018). Il fut médaillé à plusieurs reprises, y compris pendant la période soviétique et pour l’opération ATO dans le Donbass. Il fut encore rappelé au service, nommé chef de bataillon de chars (juin 2022), passant ensuite à la tête de la 63e brigade mécanisée (7 juillet 2023), relevé de son commandant en janvier 2024.
Vitaly Skokivsky (?-), officier de carrière dans l’armée ukrainienne, il atteignit le grade de lieutenant-colonel et fut nommé à la tête du bataillon Sarmat (novembre 2024), poste qu’il occupa jusqu’en août 2025, date de la dissolution du bataillon quasiment anéanti dans la bataille de Tchassov Yar.
Oleg Slobodianik (?-7 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 7 août 2022.
Andreï Snegir (12 septembre 1973-1er janvier 2016), originaire de Zaporojie, il fut mobilisé ou s’enrôla dans le bataillon Sarmat, garde de caporal chef. Il fut tué sur le front, le 1er janvier 2016, près du village de Tchermalik, RPD, Donbass.
Andreï Soloviev (?-20 juin 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il fut tué dans le village de Novodonetskoe, près de Kramatorsk, dans l’explosion d’un véhicule bourré de munitions, le 20 juin 2022.
Anatoly Tchaïkovski (?-17 août 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 17 août 2022.
Stanislav Tchemes (?-7 août 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 7 août 2022.
Nikita Tchornobol (?-16 juillet 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 16 juillet 2022.
Stepan Tchoubenko (vers 1998-juillet 2014), originaire de Kramatorsk, la région de Donetsk, mais d’une famille de l’Ouest de l’Ukraine. Il fit des études secondaires et rêvait de football, jouant dans l’équipe de football locale, les juniors de l’équipe Avant-Garde. Sa famille l’envoya au début de la guerre à Kiev, mais après la prise de Slaviansk, pensant que l’insurrection allait être écrasée, il revint à Kramatorsk (juillet 2014). Radicalisé à outrance par son entourage et dans les milieux bandéristes forcenés, il se rendit à Donetsk, dans un but de provocation alors que la guerre était commencée depuis avril. Avec d’autres bandéristes qui furent envoyés d’autres régions, et quelques locaux comme lui, il participa à une manifestation bandériste et pro-Kiev qui fut dispersée par l’hostilité de la population. La centaine de manifestants s’égailla dans la nature, dans la panique la plus totale. Ils ne connaissaient pas la ville et cherchaient à fuir. Ils furent poursuivis et malmenés par une population excédée. Il fut capturé portant un ruban ukrainien sur son sac à dos et abattu dans des circonstances qui diffèrent selon les versions ukrainiennes ou républicaines. En Ukraine, trois « criminels » furent condamnés par contumace à la prison à vie (automne 2018), le bataillon Sarmat donna son nom à l’un de ses véhicules (2021). La manifestation fut la dernière tentative des autorités ukrainiennes de renverser la situation, mais déjà les massacres ayant commencé, l’hostilité des gens était à son paroxysme.
Alexandre Tikhonenko (?-8 septembre 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions près de Nevelskoe, le 8 septembre 2022.
Vitaly Timtchenko (?-20 juin 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il fut tué dans l’explosion d’un véhicule bourré de munitions, dans un village de la région de Kramatorsk, le 20 juin 2022.
Ivan Tinkov (?-6 juin 2022), sous-lieutenant dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 6 juin 2022.
Rouslan Tishenko (?-1er avril 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué près du village Staromlinovka, RPD, Donbass, le 1er avril 2022.
Sergeï Tourkovski (29 janvier 1976-14 juin 2016), originaire de la région de Zaporojie, il fonda une famille, une femme et deux enfants. Il fut mobilisé dans le bataillon Sarmat, grade de caporal (avril 2015). Il fut tué par un bombardement de sa position, à Pavlopol, région de Volhnovakha, RPD, Donbass, le 14 juin 2016.
Mikola Tsinaïko (?-27 mars 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, RPD, Donbass, le 27 mars 2022.
Vladimir Vakar (?-15 septembre 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 15 septembre 2022.
Igor Vanious (21 février 1976-14 juin 2016), originaire de la région de Dniepropetrovsk, il fut mobilisé ou s’enrôla dans le bataillon Sarmat, grade de caporal chef. Il fut tué le 14 juin 2016, par un tir de mortier à Pavlopol, région de Volhnovakha, RPD, Donbass. Il fut décoré à titre posthume par le Président Porochenko (27 octobre 2016).
Alexeï Vassiliev (?-7 mars 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué dans le village de Staromlinovka, RPD, Donetsk, le 7 mars 2022.
Igor Vatkovski (?-20 juin 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il mourut probablement de blessures reçues précédemment, le 20 juin 2022.
Igor Velitchko (?-5 septembre 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il mourut des blessures reçues dans un bombardement dans le village de Karkovka, RPD, Donbass, le 5 septembre 2022.
Arthur Vizaouline (?-2 août 2022), soldat dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 2 août 2022.
Vladimir Virvikhvist (?-9 août 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 9 août 2022.
Mikola Vivssiouk (5 mars 2001-24 août 2024), caporal-chef dans le bataillon Sarmat, il mourut de ses blessures reçues le jour même, dans la bataille de Tchassov Yar, le 25 août 2024.
Alexandre Zakirov (?-7 août 2022), caporal dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 7 août 2022.
Youri Zarapine (?-9 août 2022), sergent-chef dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 9 août 2022.
Sergeï Zelensky (20 avril 1979-31 juillet 2022), sergent-chef dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 31 juillet 2022.
Igor Zinzoura (?-11 août 2022), caporal-chef dans le bataillon Sarmat, il fut tué sur les positions de Peski, le 11 août 2022.
# Azov est une organisation interdite en Fédération de Russie, pour l’extrémisme, être une organisation terroriste et l’incitation à la haine raciale.








