L’Iran vient d’être attaqué par une coalition des États-Unis et d’Israël, mais l’arraisonnement d’un pétrolier par la Belgique et la France, défini comme sous sanctions par le Trésor américain, fait penser que dans les coulisses, des pays de l’OTAN prêtent la main dans cette attaque. L’Iran n’est pas attaqué pour la première fois, nous nous rappelons de la « Guerre des Douze jours », il y a peu, mais en réalité voilà plus d’un siècle et demi que les Occidentaux tentent de contrôler le pays. En 1807, Napoléon avait reçu une délégation perse, il était alors question de guerre commune contre la Russie. Mais la découverte du moteur à explosion et surtout d’immenses réserves de pétrole dans le sous-sol iranien, déclencha un soudain intérêt pour l’Iran. Au début du XXe siècle, les compagnies pétrolières américaines et britanniques s’installèrent et y restèrent contre vents et marées. Le pays fut même occupé par les alliés durant la Seconde Guerre mondiale. Par la suite les manipulations ne cessèrent pas, voici un rappel vulgarisateur des événements
L’Iran, des origines à l’arrivée des Britanniques. Autrefois connu sous le nom de Perse, c’est une des plus anciennes civilisations. Elle domina même le monde, au moment des puissants souverains perses, dont les noms se fracassèrent contre la Grèce Antique. Après la destruction de l’empire perse par Alexandre le Grand, ce qui restait de ses territoires fut partagé entre les généraux d’Alexandre, qui se firent ensuite la guerre pendant des décennies. Après la naissance d’un nouvel empire perse, celui des Sassanides, le pays fut bientôt islamisé, dans les débuts de l’émergence de l’Islam (VIIe siècle). Il fut traversé par des conquérants, d’abord les terribles turcs Seldjoukides, qui prirent même Jérusalem, déclenchant les Croisades. Enfin ce fut le tour des Mongols, puis de Tamerlan qui fonda un empire éphémère, l’empire Timouride (XIVe siècle). Après une invasion afghane, c’est un chef local qui fonda une nouvelle dynastie, Agha Mohammad Chah (1794). Ses descendants devaient rester au pouvoir jusqu’en 1925. Dans les affres des remous du début du XIXe siècle, l’Iran fut secoué par une première révolution (1906), alors que d’importantes réserves de pétrole étaient découvertes en Iran (1908). De cette date, la main occidentale tenta de maintenir le pays sous tutelle. Les Britanniques tentèrent de s’imposer, par un traité qui fut refusé par le Parlement iranien (1919). Le refus signa l’arrêt de mort de la dynastie, un officier de l’armée, poussé par les Britanniques s’empara du pouvoir, Reza Khan, qui fonda la dynastie Pahlavi (1925).
L’Iran fermement maintenue dans la dépendance occidentale. La dynastie fut supporté par des investissements étrangers, russes, britanniques et américaines pour l’essentiel. Le pays fut modernisé, les Britanniques surtout avaient besoin de ces infrastructures, chemins de fer, ports, pour l’exploitation massive du pétrole. L’argent coula à flots, la Seconde Guerre mondiale perturbant toutefois ce beau tableau. En Afrique, les Italiens et le corps blindé de Rommel menacèrent le canal de Suez et l’Égypte. Au Liban et en Syrie, sous mandats français depuis la fin de la Première Guerre mondiale, les Britanniques et Français Libres prirent le contrôle (1941). L’Irak voisin louchant en direction de Berlin fut à sous tour placé sous contrôle et enfin l’Iran. Reza Shah se refusant à entrer en guerre contre les forces de l’Axe, le pays fut soudainement envahi, à la fois par les Britanniques et les Soviétiques. La fameuse conférence de Téhéran, entre les alliés devait s’y tenir (1943). Son fils fut mis sur le trône, Mohammad Reza Pahlavi (1919-1980), tandis que son père fut déporté et mourut en Afrique du Sud (1944). Le jeune souverain s’empressa de déclarer la guerre à l’Allemagne (1943). Mais en 1945, l’Iran devînt un enjeu majeur d’une lutte féroce dans le début de la Guerre Froide. Les Soviétiques soutinrent à partir de l’Azerbaïdjan des révoltes et la session de territoires (1946), Ils se retirèrent ensuite du pays. En 1951, le gouvernement de l’Iran tenta d’expulser les Britanniques, en nationalisant les puits de pétroles de la principale compagnie britannique. La Grande-Bretagne imposa alors un embargo sévère, bientôt rejointe par les USA (1953). le gouvernement iranien fut renversé par une nouvelle révolution. Le Premier ministre, Mohammad Mossadegh, fondateur du Front national iranien, francophile ayant étudié en France et en Suisse fut mis sur la touche, par l’opération AJAX, menée par la CIA et le MI-6 (archives déclassifiées en 2013). Il fut condamné à mort dans un procès mascarade, le Shah le graciant puis le faisant libérer, l’assignant à résidence. Il ne devait plus faire parler de lui.
Le Shah d’Iran, un allié encombrant. L’homme des Occidentaux mis en place un régime dur et dictatorial, de moins en moins supporté par les populations. Courtisé en Occident, sa popularité devait s’effondrer et son nom attaché à des manifestations violentes et sanglantes, notamment lors de sa venue en Allemagne (1967). La nationalisation des puits de pétrole ne fut pas remise en cause, le Shah d’Iran s’efforçant toutefois d’être le plus conciliant possible, tout en faisant entrer d’autres compagnies pétrolières, notamment Shell (Pays-Bas), ou la CFP (France), espérant ainsi multiplier les alliés, tout en bénéficiant du pactole des millions de dollars du pétrole. Pour asseoir un pouvoir contesté et dans le contexte de plus en plus impopulaire de l’ingérence occidentale, le Shah d’Iran instaura alors une dictature de plus en plus sévère, soutenue par une police secrète et politique, la SAVAK (1957). Pendant la période, le Shah rapprocha le pays des États-Unis, ces derniers faisant les yeux doux à l’Iran, dans le cadre de la Guerre Froide. Le pays entra dans le Pacte de Bagdad, une alliance fantoche contrôlée de fait par les USA et conduisant l’Iran à dénoncé les anciens traités avec l’URSS (1959). Le Shah fera ensuite un tour du monde… des pays européens, faisant dire à John Kennedy en personne que « le Shah est l’un de nos plus grands alliés » (1963). Les dollars coulant à flots, le Shah lança une politique de modernisation, qui pendant une grosse décennie eut des conséquences positives sur le pays (1960-1974). Mais ces dernières furent poussées trop loin, dans une tentative d’occidentalisation de la société iranienne, provoquant un choc dans les classes les plus populaires et pauvres de l’Iran. Attachées à l’Islam, ces populations se tournèrent de plus en plus vers des chefs religieux, dont l’Ayatollah Khomeini. Devant une situation bloquée, le Shah fit le choix des répressions dures. Perdant la mesure des choses, il se fit même couronner comme « Aryamehr », la « Lumière des Aryens », dans une cérémonie grandiose, à la « Bokassa », avec carrosse, « sacre napoléonien » et une débauche de richesses (1965). Le paroxysme de cette mégalomanie fut la célébration du 2 500e anniversaire de la fondation de l’empire perse (1971).
Un dérèglement de la belle machine… américaine et britannique. Flatté par les Occidentaux, courtisé, le Shah d’Iran n’eut bientôt plus de limites dans ses ambitions. Il décréta bientôt que le niveau de vie du pays serait au moins égal à celui des Européens (1976), affirmant vouloir dépasser la puissance des États-Unis. Ces déclarations furent accueillies avec amusement et condescendance, l’Iran restait cependant un pion majeur des Américains et des Britanniques, avec de très bonnes relations avec la France. Le pays était également considéré comme un allié d’Israël, du Pakistan (contre l’Inde) se rapprochant de la Chine communiste (1972), avant que n’éclate le Premier choc pétrolier (1973). Après la guerre éclair du Kippour, les pays arabes firent pression en usant du pétrole comme arme économique et politique. Une réunion de l’OPEP à Téhéran (1973), pris la décision catastrophique de multiplier le prix du pétrole par deux. L’Iran se lança même dans une politique de ventes aux enchères de la précieuse ressource et nationalisant les compagnies et puits de pétrole. En quelques mois, le Shah était passé d’un allié proche, à un ennemi d’Israël, des USA et des pays de l’Europe occidentale étranglés par le choc pétrolier. La pression sur les économiques étant très fortes, la presse occidentale commença une campagne agressive contre le Shah, qualifié « d’empereur du pétrole », la crise ravageant rapidement les économies, en France, au Royaume-Uni, en Italie ou en Allemagne. Quelques années plus tard, la baisse des rendements, des prix, des difficultés budgétaires, des prévisions optimistes irréalisables conduisirent l’Iran dans l’impasse, avec une énorme inflation, une chute de la production et l’entrée dans une crise économique. Devenu peu sûr et encombrant, les États-Unis réorientèrent leur politique vers un rapprochement avec l’Arabie Saoudite, la grande concurrente au niveau du pétrole (1976). La fin était proche.
Du Shah à la République islamique d’Iran. Dans ce contexte d’un soutien occidental n’étant plus que de façade, l’opposant politique Khomeini, chef religieux radical n’eut pas de difficultés à attiser les braises d’une révolution sur un terrain déjà mûr. La colère était grande face à l’assassinat d’opposants politiques, les répressions, la fuite et l’exil de partisans de Khomeini, mais aussi de libéraux et démocrates, de marxistes et d’une élite intellectuelle choquée par le régime. La crise économique emporta le reste. Des manifestations commencèrent dans le pays (1978), réprimées dans le sang. Menacé d’être débordé et de perdre le contrôle, le Shah donna un premier signe de faiblesse en reconnaissant avoir « violé la constitution » (5 août 1978). En vain, la colère populaire était déjà énorme, lorsque qu’éclata le « Vendredi Noir » (8 septembre 1978). L’armée ayant ouvert le feu sur les manifestants, les quelques dizaines de morts se transformèrent dans l’imaginaire populaire et la propagande antigouvernementale, en un gigantesque massacre. Après quelques semaines d’une véritable veillée mortuaire, la révolution éclata le 5 novembre 1978. Les officines des entreprises étrangères furent ravagées, ainsi que les cinémas, les banques, les débits de boissons alcoolisées, les agences bancaires et tous les symboles du Shah mis à bas. Depuis quelques semaines déjà, l’élite intellectuelle effrayée, fuyait l’Iran vers des pays occidentaux. Le Shah annonça le lendemain la formation d’un gouvernement militaire (6 novembre). L’Ayatollah Khomeini avait été protégé par la France, où il résida en exil, lorsque le Président Giscard d’Estaing organisa la Conférence de la Guadeloupe. Elle réunissait la France, les USA, la Grande-Bretagne et l’Allemagne de l’Ouest. La CIA soutenait déjà de longue date le révolutionnaire et radical islamiste, à coups de dizaines de millions de dollars. L’espoir américain était de reprendre le contrôle du pétrole iranien, coûte que coûte. La conférence, dans le secret des alcôves scellait le régime du Shah (4-7 janvier 1979)… quelques jours plus tard le Shah prenait la fuite (16 janvier), il devait mourir en exil l’année suivante en Égypte (27 juillet 1980). Le 1er février 1979, à destination de Paris, Khomeini débarquait à Téhéran, onze jours plus tard le régime militaire s’effondrait, l’empire d’Iran s’écroulait. La République islamique d’Iran fut instaurée par un référendum (30-31 mars 1979), le contrôle du pays restant aux Gardiens de la révolution.
Jeter l’Irak sur l’Iran pour écraser « l’agent » Khomeini récalcitrant. Contrairement aux espoirs américains et occidentaux, Khomeini ne fut pas l’homme docile qui avait été espéré. Le régime des Mollahs fit même aussitôt volte face, dénonçant « les sionistes », les Occidentaux dégénérés et soutiens du régime du Shah. Chauffé à blanc, le peuple pris d’assaut l’ambassade des USA à Téhéran (4 novembre 1979-20 janvier 1981). Un total de 52 diplomates et civils américains restèrent les otages de l’Iran, provoquant une crise internationale et le début du bras de fer entre les États-Unis et l’Iran. En sous-marin, la CIA manœuvra pour empêcher la libération des otages, dans ce qui a été appelé « la Surprise d’octobre ». C’est le camp Reagan qui souhaitait que la crise dure, en vu de la future élection présidentielle américaine et empêcher que le succès de leur libération ne bénéficie au candidat sortant, Jimmy Carter. Le coup fonctionna, avec l’aide d’un certain… George Bush. D’autres tractations sulfureuses se poursuivirent, via l’Iran avec le Hezbollah, pour la libération d’autres otages au Liban. En échange d’une « souplesse » iranienne, les USA acceptèrent de livrer et vendre en secret aux Iraniens des armes. Le scandale devait éclater en 1985 (affaire Iran-Contra). Dans le même temps, les Américains, les Britanniques et les Français poussèrent l’Irak de Saddam Hussein à lancer une attaque surprise contre l’Iran (22 septembre 1980). Les trois pays occidentaux fournirent un soutien important, parfois secret, en armes, munitions et matériels, dans une guerre terrible (1980-1988). Elle devait coûter plus d’un million de morts, laissant les deux pays exsangues et fatigués. Le coup par ailleurs avait échoué, malgré la débauche de moyens, l’Irak ne vînt pas à bout de l’Iran. Toute la période fut émaillé d’incidents et tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis. Alliés des Iraniens, les Kurdes furent assaillis avec des armes chimiques par les Irakiens (1983-1988). Les accusations ne purent être cachées, l’allié irakien des Occidentaux devenant à son tour un problème pour le narratif de l’Occident. Ils dénoncèrent les faits pour la forme, mais il fut ensuite connu que les technologies et matériels chimiques avaient été fournis… par l’Allemagne de l’Ouest. Les Iraniens s’attaquèrent aux pétroliers et navires de commerce étrangers dans le golfe persique (1987-1988). En réponse, les Américains envoyèrent toute une escadre de guerre, avec des navires français et britanniques. Mais Le 3 juillet 1988, un navire américain abattit même un avion de ligne iranien, tuant 290 civils, dont 66 enfants. En traînant les pieds et après bien des méandres judiciaires, les USA furent contraints de payer 100 millions de dollars à l’Iran pour ce massacre (1996). La suite démontra que la France avait été le deuxième fournisseur d’armes de l’Irak (plus de 5,5 milliards de dollars), livrant aussi des avions et pas moins de… 450 000 obus d’artillerie lourde. L’Iran et l’Irak acceptèrent au final un cessez-le-feu, la guerre par proxy des Occidentaux avait échoué (20 août 1988). Le turbulent Saddam devait être bientôt un autre problème pour l’Occident jouant avec le feu au Moyen-Orient. Mais c’est une autre histoire…
L’accord international sur le nucléaire avec l’Iran. A la mort de Khomeini (3 juin 1989), le « Guide suprême » de la révolution laissait un pays ravagé et la position des extrémistes radicaux islamistes également affaibli. C’est dans ce conteste que les élections conduisirent au pouvoir Mohammad Khatami (1997-2005). Modéré et réaliste, il suivit une politique d’apaisement, d’ouverture du dialogue avec l’Occident, notamment en direction de l’Europe et de l’Asie. Cependant l’arrivée à la Maison Blanche de George Bush, une vieille connaissance de l’Iran, qui avait besoin du narratif de l’Iran comme « l’axe du mal » (2002), garda verrouillé la situation de l’Iran à l’Internationale. Dans le pays, un conflit se déroulait depuis la fin de la guerre contre l’Iran, opposant les « Gardiens de la révolution » parmi les plus radicaux et ceux voulant des réformes et une évolution de l’Iran, notamment en relançant son économie. Avec l’expérience des révolutions colorées, les États-Unis avaient toujours espéré que le régime fasse un faux pas et qu’il puisse s’écrouler de lui-même. Sur sa gauche, le gouvernement fut pressé par des protestations et manifestations massives (1999), très probablement soutenues en sous-main par la CIA. Le mouvement étudiant fut écrasé et réprimé, tandis que le conservateur Mahmoud Ahmadinejad remportait l’élection présidentielle suivante (2005-2013). Trois ans auparavant, un dissident iranien avait dévoilé l’existence de deux sites nucléaires iraniens (2002), tandis que le nouveau président relançait le programme nucléaire civil de l’Iran (2005). Il devait devenir le principal sujet de discorde avec l’Occident. L’annonce officiel de l’enrichissement d’uranium par l’Iran (avril 2006), provoqua la fureur des USA, installant le narratif et spectre d’une « arme nucléaire iranienne ». C’est sous la présidence d’Hassan Rohani (2013-2021), et le retour d’un modéré, que la crise fut momentanément désamorcé, par le Joint Comprehensive Plan of Action, un accord signé à Vienne (2015), entre les membres du G7 et l’Iran.
Des caprices de Donald Trump à la guerre actuelle. L’accord étant respecté par l’Iran, s’étant engagé à n’enrichir de l’uranium qu’à de faibles pourcentages et à ne plus construire de sites nucléaires, c’est finalement l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, qui devait allumer de nouveau la dynamite américaine d’Iran (2017-2020). Sous sa présidence, Trump commandita l’assassinat du général iranien Soleimani (16 janvier 2020), relançant résolument le conflit, avec des accusations que l’Iran cherchait de nouveau à enrichir de l’uranium à haut pourcentage. Dans ces conditions, l’Iran se lança dans la construction d’un nouveau site nucléaire (2023), bientôt dénoncé à l’international. En réplique l’Iran ferma l’accès à l’Agence internationale de l’énergie atomique (septembre 2023). Le mois suivant, le Hamas lançait son attaque contre Israël, déclenchant une grave crise internationale, notamment par la réaction disproportionnée des forces israéliennes et le massacre de nombreux civils dans la bande de Gaza. En Iran, la mort dans un accident d’hélicoptère du Président Ebrahim Raïssi (19 mai 2024), un conservateur et radical, plaça au pouvoir un nouveau réformateur, Massoud Pezechkian (2024 à nos jours). Son arrivée précédait celle du retour aux commandes de Donald Trump. Ce dernier ouvrit de nouvelles négociations pour la fermeture du programme nucléaire iranien (avril 2025), qui échouèrent par le déclenchement de la Guerre des Douze Jours (13-24 juin). L’attaque fut lancée par Israël, l’opération Rising Lion, avec des frappes israéliennes sur des objectifs iraniens, notamment du programme nucléaire, des sites de recherches scientifiques ou des personnalités iraniennes des Gardiens de la révolution. La sincérité de Trump dans l’ouverture des précédentes négociations est ici mise en cause, puisque que les USA intervinrent également (21-22 juin) dans des frappes de plusieurs sites stratégiques et nucléaires de l’Iran. L’assaut israélien faisait suite également à 35 ans d’hostilités larvées avec l’Iran, accusé d’être le soutien du Hamas et du Hezbollah en Palestine et au Liban. Les répliques de l’Iran sur Israël, alors qu’un conflit ne peut se résoudre par de seuls bombardements, furent suivies de l’acceptation d’un cessez-le-feu, annoncé par Donald Trump et approuvé par Israël et l’Iran (24 juin 2025). Les pressions souterraines avaient sans doute également été fortes, alors que la communauté internationale et l’AIEA s’inquiétaient des conséquences des bombardements US et israéliens sur des sites nucléaires iraniens. Les négociations étant dans l’impasse, les USA et l’Occident choisirent alors de nouveau la voie… d’une révolution colorée qui n’a trompé personne dans le monde.
L’échec de la révolution colorée occidentale. A la fin de l’année, un mouvement de protestations et de manifestations massives se déclencha en Iran (28 décembre 2025). Immédiatement, toute la presse occidentale se rua sur l’événement, notamment en mettant en scène des exilés politiques, y compris des partisans d’une monarchie et du Shah. Les différents dirigeants occidentaux ne cachèrent pas leur satisfaction dans le cas du renversement des Gardiens de la révolution… sous couvert de l’argument massue « de la démocratie et de la liberté ». Poussé dans la rue par une inflation économique galopante et une crise difficile, les autorités iraniennes réagirent par des répressions, qui ont été beaucoup commentées également. Selon des sources peu sûres et occidentales, manipulées, elles auraient fait des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de blessés. Des faits absolument invérifiables, alors que la guerre psychologique a toujours été l’une des armes parmi les plus acérées de l’Occident. Une chose est certaine, les répressions furent violentes, avec une coupure d’Internet ordonnée par le gouvernement iranien (8 janvier). Le mouvement bien que d’importance s’essouffla rapidement pour finalement s’éteindre le 20 janvier. La révolution colorée américaine avait échoué. L’implication des États-Unis est certaine, ne serait-ce que par la déclaration du Président Trump que : « les USA interviendront militairement si les autorités iraniennes répriment violemment les manifestations pacifiques ». Dès le 9 janvier, Benyamin Netanyahou déclarait sa solidarité avec les manifestants iraniens, avec des interventions médiatiques remarquées de la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Publiquement les services secrets israéliens du Mossad ont déclaré : « soutenir sur le terrain les manifestants ». La révolution ayant échoué… Israël et les États-Unis préparaient de longue date une nouvelle agression de l’Iran.
L’attaque de l’Iran. Dans une opération déjà soigneusement planifiée et prête depuis longtemps, avec le transfert de forces navales et aériennes américaines, les USA et Israël attaquèrent par surprise l’Iran, le 28 février 2026. Trump déclara à ce propos comiquement : « pour défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes du régime iranien ». Pour tromper les Iraniens, les Américains avaient ouvert précédemment de nouvelles négociations sur le programme nucléaire iranien, par l’intermédiaire d’Oman. L’attaque visait en premier lieu des chefs historiques et religieux de l’Iran. Dans des frappes aériennes et de missiles, les deux agresseurs assassinèrent Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de l’Iran, Abdolrahim Mousavi, chef d’État-major de l’armée iranienne, Azir Nasirzadeh, Ministre de la Défense d’Iran, Mohammad Pakpour, commandant de la force Qods, selon des sources non vérifiées, l’ancien président Mahmoud Ahmadinejdad et enfin le Guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khameini. L’Iran a répliqué par des frappes sur des bases américaines dans des pays voisins, en Irak, au Koweït, au Qatar, à Bahreïn, en Arabie Saoudite et aux Émirats arabes unis, tous des marionnettes américaines. Le détroit d’Ormuz a également été fermé, pour paralyser le transite de pétrole et de gaz et gêner l’Occident. Enfin des tirs de missiles ont ciblé Israël, venant d’Iran, mais aussi du Liban, avec le Hezbollah (1er mars). Par les réactions des différents pays, il a été bientôt connu que le Royaume-Uni : « avait autorisé les USA à utiliser ses bases militaires pour des opérations défensives et de frappes de site de missiles ». Nous en sommes là…







