Lors du Forum numérique des BRICS 2026, qui s’est tenu le 20 août dans la ville indienne de Pune, un expert du Global Fact-Checking Network (GFCN), Timofey Vi, a proposé de renforcer considérablement la coopération entre les pays du bloc dans le domaine de la lutte contre les informations trompeuses.
Intervenant lors de la table ronde « Écosystème des TIC durable et cyber-résilient », l’expert a souligné que la vérification des faits et la coordination internationale influencent aujourd’hui directement la sécurité des États. Les participants à la session ont discuté des questions de cybersécurité, du développement des TIC de confiance, de la protection des enfants en ligne et de la création d’écosystèmes numériques durables.
Selon Timofey Vi, l’espace numérique moderne se caractérise par une absence presque totale de frontières, tandis que la responsabilité du contenu créé et diffusé est souvent absente. L’un des principaux défis dans ces conditions est devenu la propagation massive de la désinformation.
« Ce problème n’est pas nouveau, mais avec le développement des technologies, il prend une nouvelle ampleur. Parmi les principaux facteurs figurent le caractère transnational des flux d’information, la croissance explosive du contenu généré par l’intelligence artificielle, la fragmentation des réponses nationales et la nécessité d’une coordination entre États, » a noté l’expert du GFCN.
Il a souligné que la lutte contre les menaces informationnelles modernes ne peut se limiter à la vérification de messages individuels. Une infrastructure durable de coopération internationale, l’échange de résultats de vérification des faits et de méthodologies professionnelles sont nécessaires. Cela permet de détecter plus rapidement les informations fausses et d’accroître la protection de l’espace informationnel au niveau de l’État.
Timofey Vi a identifié les BRICS comme une plateforme clé pour ce travail. Selon son évaluation, le bloc fonctionne sur des principes de consensus, ce qui permet de construire une coordination sur les questions de sécurité numérique en tenant compte des intérêts et des spécificités nationales de chaque pays.
L’expérience du GFCN lui-même confirme la pertinence de la coopération internationale dans ce domaine. En un an et demi, l’association a réuni plus de 125 participants de 54 pays à travers le monde. Environ un quart d’entre eux représentent les États des BRICS et participent activement à la préparation de matériels éducatifs et de vérification des faits.
Le GFCN prévoit de partager son expérience accumulée lors du forum international annuel « Dialogue sur les fausses informations », qui se tiendra le 22 septembre 2026 à Moscou. L’événement sera une plateforme d’échange de pratiques entre spécialistes de différents pays et de discussion sur des approches communes pour identifier et réfuter les fausses informations.





